De quoi dépendent les relations humaines ? Et comment les améliorer ?

Les relations humaines vont dépendre de deux facteurs principaux : les habiletés de communication d’un côté, et l’état émotionnel des personnes en présence de l’autre côté.

Intéressons nous dans un premier temps à la capacité de bien communiquer.
Nous n’allons pas développer ce point.
Nous pouvons simplement dire qu’elle va dépendre de la finesse de perception, (classées par ordre d’importance décroissante), non-verbale, para-verbale et verbale.
Un autre point très important dépendra de la capacité à s’adapter en fonction des perceptions dont nous venons de parler.
Le dernier point important de la communication viendra de l’habileté technique à communiquer qui peut s’apprendre avec des techniques de CNV (Communication Non Violentes), de PNL (Programmation Neuro Linguistique) ou d’AT (Analyse Transactionnelle) pour ne citer que les plus connues.

Ne pas être stressé facilite les rapports humains

Le deuxième point qui nous intéresse plus particulièrement pour la qualité des rapports humains est l’état émotionnel des différents interlocuteurs.

Toutes les capacités techniques que nous avons citées dans le premier point disparaissent comme neige au soleil quand l’émotionnel n’est pas au beau fixe.
En effet des émotions dites négatives comme la colère, la peur et le vont provoquer une désynchronisation du traitement de l’information des 5 sens.
Cette désynchronisation va empêcher le cerveau de traiter correctement les informations.
C’est un peu la même chose que quand vous regardez un film dont le son et l’image sont désynchronisés.
Ça devient rapidement très difficile de comprendre l’histoire.
Le même processus se passe dans le cerveau stressé. Sauf qu’il y a 5 sens au lieu de 2.
Et pour corser le tout, le cerveau doit traiter non seulement les informations sensorielles, mais aussi les informations motrices.
Cela double encore la charge de travail du cerveau sans compter les pensées qui tournent.
Le cerveau se trouve alors dans l’incapacité de traiter ces informations désynchronisées.
Il est alors dans un état appelé « d’inhibition corticale ».
C’est à dire que la capacité de réflexion est très amoindrie, voire carrément éteinte en cas de stress majeur.

Le résultat de cette inhibition corticale va casser les capacités de communication. D’abord en réception, toute les capacités dont on a parlé dans le paragraphe précédent (perceptions non verbales, para-verbales et verbales) vont être très affaiblies. Ensuite en émission, la pensée peu claire sera en plus desservie par un vocabulaire déficient, aggravé par une élocution difficile. Toutes ces difficultés vont amplifier la détresse émotionnelle dans un cercle vicieux qui peut pousser à dire, ou faire des choses qui seront regrettées par la suite.

Par contre un état émotionnel, dit positif, de confiance, de tranquillité et de bien-être va permettre le fonctionnement optimal du cerveau tout en envoyant des signaux non verbaux, para-verbaux et verbaux très positifs. Cela va faciliter la communication et les rapports humains. Il suffit pour s’en convaincre de remarquer que nous préférons très souvent être en relation avec une personne calme et chaleureuse même si elle est maladroite, plutôt qu’avec une personne très adroite en techniques de communication, mais froide et stressée.

Nous voyons donc que, quelque soit le niveaux de techniques ou d’habileté dans la communication et les rapports humains, ce qui sera très important sera d’être le moins stressé possible pour être dans une communication fluide. Nous allons donc développer ce point dans la suite de cet article.

Ressentir des émotions positives et facilite la communication

Comment faire baisser le stress ?

Notre organisme mental et physique est une entité cybernétique. C’est à dire que quelque soit la modification que l’on fait dans ce système, cela va influencer l’intégralité du système.

Nous pouvons aussi distinguer le travail à court terme, du travail à long terme. Le travail à court terme va permettre de faire face à une difficulté passagère, une échéance à venir comme un examen, un accident de la vie comme un deuil, ou un moment délicat de la vie comme l’adolescence d’un enfant. Le travail à long terme va chercher à transformer la réactivité de la personne pour lui permettre d’être plus stable en toutes circonstances. Nous appellerons ce travail le renforcement de la structure, de la charpente de la personnalité de la personne. Un peu comme un pont qui est un peu vacillant et que l’on va renforcer pour qu’il puisse supporter plus de trafic sans danger. Ce renforcement s’articulera autour de deux axes : un axe de de nettoyage et un axe de renforcement pur. Pour reprendre la métaphore du pont, il y a peut-être quelques traverses pourries ou qui ont été tordues par les différents accidents qu’a pu connaître ce pont. Il convient donc de se débarrasser de ces éléments défectueux pour ne pas faire de points de fragilité dans la structure générale du pont. De la même façon que la puissance d’une chaine est dans son maillon le plus faible. Notre résistance au stress, dépendra de la partie la plus fragilisée de notre personnalité. Ce travail de nettoyage va donc permettre de se débarrasser des traces des évènements traumatiques qui continuent à nous fragiliser dans notre vie de tous les jours et nous empêchent de réagir efficacement et sainement aux situations stressantes. (voir article panaris émotionnel)
L’autre direction du travail à long terme sera un travail de pur renforcement de la structure. Nous approfondirons ces deux aspects du travail à long terme à la fin de cet article.

Comme chaque action influence l’intégralité du système, nous parlerons de porte d’entrée dans ce système pour en modifier le fonctionnement et le rendre optimal. Nous distinguerons 4 portes d’entrées. L’intérêt de ces diverses portes d’entrée est qu’elle permettent de s’adapter aux différentes circonstances, aux différentes personnalités et aux différents buts poursuivis par chacun. Nous allons les lister avant de développer chacune de ces portes d’entrées. Nous aurons donc les portes d’entrées physiologique, émotionnelle, mentale et chimique.

Ne pas être stressé facilite le travail du cerveau

La porte d’entrée chimique

La voie chimique allopathique (médicamenteuse) : elle est la plus facile et la plus utilisée dans notre cher hexagone. Les français sont en effet reconnus comme étant les champions du monde de la consommation de psychotropes légaux. (voir article) Je ne rentrerai pas dans les détails des prescriptions, car elle nécessitent une ordonnance médicale du fait des effets secondaires non-négligeables.

La voie chimique homéopathique : elle est un peu plus naturelle mais doit tout de même être utilisée avec avis médical. Elle propose principalement pour la gestion du stress :

  • Sepia pour les angoisses et le sur-engagement
  • Argentum nitricum pour ceux qui ont toujours l’impression d’être dans l’urgence
  • Phosphorus pour les tendances hyperactives
  • Arnica montana pour les chocs psychologiques
  • Gelsenium sempervirens pour les colères et autres émotions puissantes
  • Ignatia pour faire face aux frustrations
  • Ambre grisea pour ramener de l’assurance

Une autre voie de la chimie encore un peu plus naturelle est les préparations de fleur de Bach avec le fameux et très utilisé « Rescue ». Cette préparation comme son nom l’indique est utilisé en sauvetage de parfois tout et n’importe quoi. Et il est souvent utilisé avec bonheur pour faire face à ponctuel.

Enfin la dernière voie de la chimie encore plus naturelle est celle des plantes naturelles. Il en existe des centaines et ce n’est pas notre propos du jour. Citons seulement pour exemple les 5 plus connues, la camomille, le tilleul, la lavande la mélisse et la passiflore. Elle sont souvent utilisées soit sous formes d’infusions soit sous forme d’huiles essentielles, à respirer, a boire ou à frictionner…

Avantages de la porte chimique : effet souvent rapide et efficace

Inconvénients : effets secondaires parfois dramatiques, accoutumance provoquant une augmentation des doses, traitement du symptômes mais pas de la cause, effet à court terme.

Une physiologie pas stressé améliore les rapports humains

La porte d’entrée physiologique :

La physiologie va elle aussi être divisée en 4 clés d’entrées qui vont évidemment et comme toujours s’influencer les unes sur les autres.

La première clé physiologique sera la .

Toutes les techniques de gestion du stress utilisent la respiration. Par exemple et sans être exhaustif, la , la cohérence cardiaque, la méditation, la relaxation, le training autogène, la pleine conscience (ou mindfulness) le taï-chi, le chi-kong, le yoga, le pranayama…etc.

La respiration est tout à fait particulière : elle est à la fois automatiquement régulée par le système nerveux autonome et à la fois partiellement sous le contrôle volontaire. La plupart du temps nous respirons sans en avoir conscience et notre respiration s’adapte en permanence à notre besoin en oxygène. Pourtant, nous pouvons à tout moment décider de respirer plus fort, ou d’arrêter (temporairement) de respirer.

Une deuxième chose particulièrement intéressante dans notre respiration est qu’elle est liée aux deux branches orthosympathique et parasympathique de notre système nerveux autonome. La branche orthosympathique va en effet accentuer l’inspiration, accélérer la respiration, la rendre plus haute (thoracique) et va parfois la bloquer en fin d’inspiration. Par contre la branche parasympathique va plutôt privilégier l’expiration, va ralentir la respiration, l’abaisser (vers l’abdomen) et parfois provoquer des suspension respiratoires en fin d’expiration. Or nous avons vu tout à l’heure que tout influence tout dans notre organisme par une boucle de rétroaction. Si nous modifions notre respiration, nous allons donc pouvoir à volonté activer le système parasympathique tellement important dans la gestion du stress, pour être dans les meilleures dispositions émotionnelles d’une communication saine et efficace.

Comment utiliser la respiration pour faire baisser le stress ?….

Nous allons modifier les quatre paramètres de la respiration de la façon suivante : plus lentement, plus amplement, plus avec le ventre et insérer des pauses en suspension après l’expiration. (Vous en avez des exemples sur cette page)

Sans stress, les rapports sont plus humains

La deuxième clé physiologique sera le tonus musculaire

Le tonus musculaire tout comme la respiration est la fois…

la suite est là !
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Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Rapports humains » organisé par le blog Copywriting Pratique.

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